Vue du Domaine du Muy
Vue du Domaine du Muy
Vue du Domaine du Muy
Vue du Domaine du Muy
Vue du Domaine du Muy
Vue du Domaine du Muy
Vue du Domaine du Muy
Vue du Domaine du Muy

Jean-Gabriel Mitterrand offre depuis près de 30 ans une place prépondérante à la sculpture, dans sa galerie installée à Paris dans le Marais comme à travers les nombreux projets d’expositions d’œuvres monumentales réalisés dans des espaces publics et privés dans le monde entier.

En 2014, il imagine avec son fils Edward un lieu d’exposition en pleine nature pour la sculpture. Le Domaine du Muy a été inauguré en 2015 avec un parcours d’une quarantaine d’œuvres d’artistes contemporains, issus de différentes générations, pratiques et mouvances artistiques.

Situé entre Monaco, Marseille et Aix-en-Provence, à proximité de St-Tropez et de Nice, le Domaine du Muy est niché entre les massifs des Maures et de l’Esterel dont la forêt méditerranéenne de chênes lièges et de pins s’étend sur des centaines d’hectares. Avec son vallon isolé, ses étangs et ses espaces sauvages le Domaine du Muy est un écrin naturel d’une beauté exceptionnelle pour les œuvres présentées chaque année durant l’été.

Le Domaine du Muy vit et évolue au gré du renouvellement ou de la pérennité des œuvres et projets, certains conçus par les artistes in situ (Claudia Comte, Roman Signer).


Les talents associés

Simon Lamunière

Jean-Gabriel et Edward Mitterrand ont demandé à Simon Lamunière d’être le premier commissaire invité au Domaine du Muy. Son expérience d’une dizaine d’années à Art|Unlimited, la section consacrée aux projets atypiques et monumentaux à Art Basel, lui apporte une véritable expertise en matière création de parcours de sculptures et de structuration de l’espace. Une légitimité doublée par son travail sur l’architecture et l’espace public au sein du projet Neon Parallax à Genève.

Amoureux de la nature, l’objectif de Simon Lamunière au Domaine du Muy est de choisir des œuvres qui interagissent radicalement avec l’environnement brut et le relief accidenté du parc.

India Mahdavi

L’architecte et designer française India Mahdavi a restructuré entièrement une maison au style faussement provençal ; le choix de la conserver a été guidé par l’intention de laisser au parc de sculptures sa prédominance.

Pour cette première phase de rénovation, India Mahdavi s’est approprié la villa par un premier geste esthétique simple mais fort, celui de recouvrir les façades d’une peinture argentée qui, comme la feuille d’olivier, scintille sous le soleil du midi et reflète les couleurs environnantes. Le second geste a été de supprimer la colline artificielle sur laquelle était posée la maison et de créer une « assise » permettant d’étirer son volume d’ouest en est avec deux terrasses reliées par un moucharabieh. Elle repose à présent sur un espace d’exposition complètement ouvert sur le parc.

Louis Benech

Louis Benech, connu pour son amour des plantes, de l’art et leur interaction (bosquet du Théâtre d’Eau avec Jean-Michel Othoniel à Versailles, Jardin des Tuileries…) s’est penché sur un autre défi, celui des abords de la maison très peu végétalisés et entièrement à restructurer.

Le paysagiste a structurellement façonné le terrain avoisinant pour mieux intégrer le bâti à son environnement. Afin de contribuer à la volonté commune « d’asseoir » la maison, il a préconisé l’allongement des deux terrasses tout en laissant les lavandes, arbousiers, bruyères arborescentes, lupins réticulés, chênes lièges et chênes blancs, que l’on trouve à l’état sauvage dans la forêt environnante, venir vers la maison plutôt que d’imposer une domestication de cette nature.